mardi, avril 14, 2015

BASKET-BALL : Maxime Boubert, 22 ans et arbitre en PRO B...

Par Arbitrez Vous archivé dans , , , , , , No comments


Publié le 14/04/2015 - Ses coups de sifflet sont à la fois attendus et redoutés. Sur le parquet, ses décisions sont fondamentales. Une grosse pression repose sur ses épaules. Maxime Boubert la gère. A seulement 22 ans, cet habitant de Bezons fait partie des meilleurs arbitres de France.

« Nous sommes 80 à être au plus haut niveau, je suis un des plus jeunes », indique-t-il. Cette année et pour la première fois, il arbitre des matchs de Pro B. C'est la deuxième division du basket professionnel en France. « C'est énorme », réagit-il.

Maxime Boubert nous parle de sa passion pour l'arbitrage alors qu'on le retrouve au club de basket de Bezons, où il travaille comme éducateur sportif. « J'entraîne des petits de 6 à 11 ans », précise-t-il. Derrière lui, des rangées de ballons orange sont installées.

A 6 ans, quand il commence ce sport, il ne s'imagine pas dans l'arbitrage. Mais, à 13 ans, les entraîneurs de son club de Saint-Leu l'orientent dans ce domaine. « J'étais un bon joueur, mais je râlais tout le temps après l'arbitre. Je critiquais toujours leurs décisions », se souvient-il. Quand il enfile le sifflet autour du cou pour la première fois, ce fan de Michael Jordan se prend au jeu. Ce qu'il aime ? « Avoir des responsabilités et diriger sans être autoritaire », détaille le jeune homme.

A seulement 15 ans, alors qu'il arbitre « juste pour le plaisir », on lui propose de le faire pour des matchs de Nationale 3. « Je l'ai fait jusqu'à 18 ans. A 19 ans, je me suis retrouvé en N 2 et à 22 ans en N 1. » L'ascension est fulgurante. Maxime prend alors conscience de son potentiel. « Je ne travaillais pas et pourtant je me suis retrouvé très vite au haut niveau. » Et là, surprise, lorsqu'il reçoit un coup de fil de la ligue. « C'était le 20 décembre, se souvient-il tout sourire. On m'a demandé d'arbitrer trois matchs en Pro B. Ça m'a boosté ! » Le premier se passe à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône). « C'était contre Le Portel. J'étais tellement stressé..., confie Maxime. Et puis quelques minutes avant le match, au moment de la présentation des joueurs, la salle a été plongée dans le noir. Et là je me suis dit : c'est bon, profite ! ». Mais les meilleures sensations viendront lors de son deuxième match de Pro B, à Lille, en mars dernier. « Je me suis amusé, j'ai pris beaucoup de plaisir ». Bientôt, il arbitrera son troisième match à ce niveau. A chaque fois, Maxime s'impose la même rigueur. Toutes les rencontres comptent, il ne veut pas faire de différence. « Avant chaque match je me prépare physiquement, il faut être opérationnel pendant les quarante minutes de jeu, insiste-t-il. Il y a aussi un travail sur l'arbitrage en lui-même, et sur le mental. »

Les qualités requises ? « Échanger, écouter, partager et savoir se remettre en cause », résume-t-il. Ses valeurs, Maxime les communique aux petits qu'il entraîne. Il donne aussi des formations. « L'arbitrage, ce n'est pas toujours bien vu, ça souffre même d'une mauvaise image », concède-t-il. Peu importe, Maxime y va à fond. Et il se verrait bien devenir arbitre international. « Avant c'était un rêve, maintenant c'est un objectif ! »

Source : LE PARISIEN




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