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lundi, octobre 23, 2017

LIGUE 1 - #OMPSG : Les réactions de Bruno DERRIEN et Philippe MALIGE sur les propos de Kylian MBAPPÉ...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , , , , , , , , , , ,


Publié le 23/10/2017 - LEVÉE DE BOUCLIERS - Passé au travers de son premier OM-PSG (2-2), Kylian Mbappé était très remonté envers l'arbitrage après la rencontre. Le Parisien a évoqué de possibles sanctions contre les arbitres lorsque ceux-ci commettent une erreur. LCI a contacté les deux anciens arbitres de Ligue 1 Bruno Derrien et Philippe Malige pour recueillir leurs réactions.


Les mots de Kylian Mbappé font jaser. Très peu en vue dimanche au Vélodrome, lors du nul arraché par le PSG face à l'OM (2-2), le tout frais "Golden Boy 2017" a fait parler de lui ces dernières heures pour ses propos sur l'arbitrage. Sanctionné d'un carton jaune pour avoir réclamé avec un peu trop de véhémence un penalty sur une main d'Amavi dans la surface, le Parisien est monté au créneau et a tiré à boulets rouges sur l'arbitre, Ruddy Buquet, "pas au niveau".



"Il faut que les arbitres se mettent au niveau. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'il n'a pas été au niveau comme nous. (...) On ne peut pas discuter avec eux, on a l'impression qu'ils sont supérieurs à nous et c'est un problème, a-t-il lâché après coup. C'est un problème, mais je pense qu'il y a une commission qui pourra régler ça. On a un joueur qui a été sanctionné (Neymar, ndlr) et l'arbitre a fait une erreur. Donc, pourquoi les arbitres ne pourraient pas être sanctionnés aussi ?"



"S'il fallait suspendre tous les arbitres, il n'y en aurait plus beaucoup"
Bruno DERRIEN, ancien arbitre international

D'éventuelles sanctions qui font grincer les dents. "S'il fallait suspendre tous les arbitres, il n'y en aurait plus beaucoup", a réagi l'ancien arbitre international Bruno Derrien, joint par LCI. "Sachez qu'ils font déjà l'objet d'un suivi. Ils sont évalués. Ils reçoivent une note, sont intégrés dans un classement et font face à une remise en cause perpétuelle. Il peut ainsi y avoir des sanctions, sauf qu'elles ne sont pas médiatisées. Ils peuvent être rétrogradés. Il est aussi arrivé qu'un arbitre soit mis au repos, non pas parce qu'il a oublié de siffler un hors-jeu ou un penalty mais parce qu'il est en méforme ou dans une mauvaise passe."


Ancien arbitre de Ligue 1, Philippe Malige a fait part à LCI de sa méfiance vis-à-vis de ces interviews d'après-match, lors desquelles "les joueurs parlent sous le coup de l'énervement et de la frustration". "Mbappé aurait toutefois pu s'abstenir", a-t-il jugé. "On ne sanctionne pas un joueur qui manque une occasion toute faite, alors pourquoi irait-on sanctionner un arbitre qui essaie de faire de son mieux ? Et puis, quoiqu'il en soit, ça n'excuse pas le geste que Mbappé a eu envers Ruddy Buquet, qui fait partie des arbitres facilement ouverts au dialogue. Même si on ne peut pas passer son temps à discuter."

Les cas Mbappé et Neymar à la loupe

S'il a reconnu que la main d'Amavi dans la surface "méritait clairement" un penalty, Philippe Malige a aussi estimé que son confrère avait bien géré le cas Kylian Mbappé. Le joueur parisien, énervé suite à cette faute non sifflée, avait contesté ardemment la décision allant jusqu'à toucher l'arbitre. "Cela aurait pu valoir plus qu'un jaune mais l'arbitre a tenu compte du contexte. Il n'a pas voulu en rajouter et suivre bêtement le règlement à la lettre. C'est une certaine forme d'intelligence de la part de Ruddy." "Il n'y a pas d'agressivité dans le geste de Mbappé. Certes, il lui prend le bras mais il ne l'a pas poussé", a abondé Bruno Derrien. "Il a l'habitude ces matches-là, poursuit-il à l'adresse de son collègue. Il a acquis une maturité et une expérience sur le terrain."

Autre décision reprochée à Ruddy Buquet par Mbappé : l'exclusion de Neymar. Déjà averti, le Brésilien s'est laissé aller à un geste d'humeur sur Lucas Ocampos en toute fin de match, lui valant d'être renvoyé directement aux vestiaires. "Pour moi, il n'a pas eu le choix", a assuré Philippe Malige. "Je veux bien tout entendre et tout comprendre mais un joueur de son statut doit se contenir. Messi prend aussi beaucoup de coups mais il ne s'est pas rebiffé comme l'a fait Neymar." Même son de cloche du côté de Bruno Derrien, pour qui la star du PSG "n'a pas à réagir comme ça". "Le carton rouge était inévitable."


Et de conclure, tous les deux d'une seule voix, avec ce message à tout ceux qui rejettent leurs maux sur l'arbitrage :

"On gagne toujours sur ses propres mérites, on perd toujours par la faute des autres."

Source : LCI

 






jeudi, mars 30, 2017

ARBITRAGE VIDÉO - Pour ou contre ? : Les arguments de Raymond DOMENECH et Bruno DERRIEN...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , , ,


Publié le 30/03/2017 - Faut-il avoir recours à l'arbitrage vidéo en foot ? Raymond DOMENECH, ex-sélectionneur des Bleus, et Bruno DERRIEN, ancien arbitre international, présentent leurs arguments en faveur et contre cette évolution technologique.

vendredi, janvier 06, 2017

DISTRICT 92 - Pierre PETIT : L'hommage vibrant de Bruno DERRIEN...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , ,


Publié le 06/01/2017 - Ami de toujours, Bruno DERRIEN a été l'une des rares personnes autorisées par la famille de Pierre PETIT à prononcer un discours lors de ses obsèques du 21 décembre dernier.

samedi, octobre 01, 2016

LIGUE 1 - BORDEAUX / LYON : Le pire souvenir de Bruno DERRIEN [VIDÉO]

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , , , ,


Publié le 01/10/2016 - Vendredi, l’ancien arbitre international Bruno Derrien a évoqué le jour où il a laissé passer trois mains lyonnaises. Lors de ce Bordeaux-Lyon du 17 septembre 2005, l’arbitre désormais retraité aurait dû, de son propre aveu, accorder un penalty aux Bordelais. « Peut-être que j’aurais dû le faire, regrette Bruno Derrien. Ma carrière se serait terminée différemment. »

mercredi, juillet 06, 2016

FOOTBALL : Bruno DERRIEN décoré de l'Ordre National du Mérite aujourd'hui à l'Elysée...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , , , , ,


Publié le 06/07/2016 - Il avait quitté les terrains contre son gré, en 2007, un an avant l'âge de la retraite. Aujourd'hui à 17 heures au Palais de l'Elysée, le Brestois Bruno Derrien, ancien arbitre international de football, sera élevé chevalier dans l'Ordre National du Mérite par François Hollande. Et ne cache pas sa fierté.

Comment recevez-vous cette décoration ? 
Je pense que le chef de L’État a voulu récompenser mon parcours d'arbitre, commencé dans les tournois inter-quartiers à Kerbernard, puis pour l'ASB, où Gilbert Crenn m'a formé. J'ai passé les examens en 1979 et arrêté en 2007. Je pense que c'est un joli parcours. Et puis mes actions dans l'humanitaire ont sans doute aussi compté : j'ai été l'arbitre des « black-stars » pour leurs matchs caritatifs, j'ai monté « le Finistère contre le cancer » avec le cancérologue brestois Philippe Metges, j'ai participé au tournoi des réfugiés à Paris... Je ne cherche pas les honneurs, je n'ai rien demandé. Mais je l'accepte avec fierté, oui.

Y a-t-il pas une forme de revanche, après avoir été poussé à la retraite et terminé votre carrière dans une forme d'anonymat, en deuxième division ? 

Je n'ai pas l'esprit revanchard et il faut savoir tirer un trait sur le passé. Mais que le plus haut sommet de l'Etat vous récompense ainsi, oui, c'est aussi un beau pied de nez. Quand j'ai appris ça, j'ai pensé à la tête qu'auraient quelques-uns quand ce serait officiel...
L'arbitrage est une vocation courageuse au vu des pressions subies par les hommes en noir. Sont-ils assez protégés ?

Lire la suite de l'Article sur
http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/legion-d-honneur-beau-pied-de-nez-pour-l-homme-en-noir-06-07-2016-11137231.php







dimanche, avril 24, 2016

COUPE DE LA LIGUE - PARIS SG / LILLE OSC : Le Hors-Jeu de la discorde...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , ,


Publié le 24/04/2016 - L'ouverture du score du PSG par Javier Pastore a été entachée d'une position de hors-jeu de Layvin Kurzawa, que l'arbitre n'a pas signalé. Avait-il raison ?

Paris a remporté pour la 6e fois de son histoire la Coupe de la Ligue en s'imposant 2-1 contre Lille en finale. Les Parisiens ont su faire la différence notamment par l’intermédiaire de Javier Pastore. L'Argentin a marqué à la 40e minute. Sur un corner d'Angel Di Maria, bien repoussé par la défense lilloise, Pastore a repris instinctivement de volée le ballon suspendu en l'air qui terminait dans les filets adverses après d'interminables rebonds. Cependant, le but de l'Argentin est entaché d'une position de hors-jeu de son coéquipier Layvin Kurzawa, qui ne touche toutefois pas le ballon. Gène-t-il le gardien Lillois Vincent Enyeama ?


Dans un extrait sonore diffusé par France 2 à la mi-temps, on entend l’arbitre hésiter après le but puis expliquer à un Lillois : "Non, non, il n’interfère pas." Tout de suite après le but, Ruddy Buquet, l'arbitre de la rencontre, demande à Tony Chapron, son assistant placé sur la ligne du but : "Il touche (le ballon) ?". Celui-ci lui répond que non et l’arbitre confirme le but. La question est donc la suivante : Rudy Buqquet devait-il siffler hors jeu ou non du défenseur parisien ?


Bruno Derrien, consultant arbitrage pour RTL, est revenu sur ce fait de jeu controversé : "Selon la loi 11, être en position de hors-jeu n’est pas une infraction en soi. La position de hors-jeu d’un joueur ne doit être sanctionnée que si le joueur prend, de l’avis de l’arbitre, une part active au jeu en intervenant dans le jeu ou en influançant l'adversaire. Alors, est-ce que Kurzawa est intervenu dans le jeu ou a influencé (passivement) l'adversaire ? L'arbitre doit répondre à ces questions". Nul doute que les supporters Lillois y répondraient rapidement... Mais même après plusieurs ralentis vidéo, personne n'arrivait à se mettre d'accord sur les réseaux sociaux sur cette action clé de la finale.

La lecture du consultant de RMC Joël Quiniou l'amène à la conclusion inverse : « C'est un problème d'appréciation. Pour moi, Kurzawa est trop proche du gardien et il gêne son action. Il ne peut pas intervenir complètement normalement. »


Source : RTL et la PARISIEN

Comme quoi, le football n'est pas une science (ça c'est sûr) exacte, et que même si deux anciens arbitres internationaux n'ont pas la même vision de l'action, ils respectent tout de même la décision du collègue du soir, car il savent eux, ce que c'est que d'être confronté à ce genre de polémique télévisuelle. Tout le monde ne devrait-il pas en faire autant....




vendredi, juin 12, 2015

MATCH DE BIENFAISANCE : LA POSTE / ASSEMBLÉE NATIONALE...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , , , ,


Publié le 12/06/2015 - Postiers contre députés : qui va gagner ?

Un match de foot opposera mercredi 1er juillet des postiers à l'équipe de l'Assemblée nationale. Une rencontre dont le but est de lutter contre l'illettrisme.


C'est le match au sommet ! Plus fort que France-Brésil, plus indécis que France-Allemagne, plus disputé que France-Angleterre... Mercredi 1er juillet, le stade Émile-Antoine, situé au pied de la tour Eiffel, accueillera une rencontre de choc : une équipe de postiers composée de facteurs, de cadres et de dirigeants de l'entreprise affrontera l'équipe de France des députés traditionnellement emmenée par son capitaine Eduardo Rihan Cypel, élu socialiste de Seine-et-Marne et natif du Brésil !

Donné au profit de l'agence nationale de la lutte contre l'illettrisme, ce match est arbitré et organisé par Bruno Derrien, arbitre international français pendant 20 ans. Coup de sifflet à 18 heures. Philippe Wahl, président de la Poste, et Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, devraient donner le coup d'envoi. L'occasion de voir si la vie au grand air de nos facteurs les avantage face au travail en chambre de nos députés. À moins qu'arpenter sa circonscription donne plus de souffle que de passer ses journées derrière un guichet ?

Source : LE POINT






lundi, mai 25, 2015

Bruno DERRIEN : Le bilan d'une "saison compliquée"...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,

Publié le 25/05/2015 - Consultant pour Sports.fr, Bruno Derrien, qui vient d’être élevé par le Président de la République François Hollande au rang de Chevalier de l’ordre national du mérite, dresse un bilan de la saison de l’arbitrage en France.

"Je voudrais d’abord dire que les matches décisifs, au cours des trois, quatre dernières journées de Ligue 1 concernant la descente comme la course au podium, n’ont pas déclenché de polémique ou d’injustices, et tant mieux. Globalement, l’arbitrage français a été mis sur la sellette, du moins a encore été contesté. On peut regretter les derniers soubresauts de l’arbitrage français qui j’espère ne ravivera pas les querelles du passé, et surtout à quelques semaines de la désignation des arbitres pour l’Euro 2016…

Il faut dire que le climat reste lourd et on doit repartir sur de bonnes bases. C’est ce qui avait été dit au début de la saison écoulée, avec notamment, comme cela existe depuis un bon moment, une charte signée par les capitaines des équipes, mais elle a volé en éclats. On part toujours avec de bonnes résolutions mais avec la réalité du terrain et le contexte, on peut les oublier en route. Ça été une saison compliquée, avec beaucoup de pressions mises sur les arbitres mais n’oublions jamais le facteur humain. Les arbitres sont des hommes, avec des forces et des faiblesses. Les pressions, les attaques ne sont pas justifiées car au final, le foot n’est pas gagnant.

On peut ne pas être d’accord avec un arbitre mais il y a des propos qui sont exagérés. Il y a beaucoup de pression, des matches à enjeux. Alors que faire ? La professionnalisation ? C’est le cas en Angleterre, et on peut le considérer comme semi professionnel en France. Alors peut-être que les arbitres auront plus de temps pour se préparer mais je ne suis pas sûr que les polémiques baisseront. Les footballeurs sont professionnels et il leur arrive de rater un penalty ou un geste facile. Pareil pour un arbitre, c’est une activité humaine.


La goal-line technology sera en place la saison prochaine, c’est bien, ça permet de donner un peu de sérénité aux arbitres dans ce secteur. C’est une avancée, on verra ce qui se passera après. La vidéo ? Platini est contre, il n’est pas le seul. Il veut laisser un aspect humain au football.

Je profite de cette chronique pour vous annoncer un événement qui me tient à cœur. Le 7 juin, je participe et parraine La Littorale à Plougonvelin, dans mon Finistère natal, avec un 10km. Cette action caritative est en faveur de la lutte contre le cancer."

Source : SPORTS.fr









lundi, avril 06, 2015

Bruno DERRIEN : OM-PSG / BORDEAUX-LENS / GUINGAMP-LYON..

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,

Publié le 06/04/2015 - Bruno Derrien revient pour nous sur l’arbitrage du Clasico de dimanche soir entre l’OM et le PSG (2-3). Pour l’ancien arbitre international, Ruddy Buquet a su tenir son match. En revanche, notre consultant ne s’explique pas le geste de Philippe Kalt sur le Lensois Adamo Coulibaly.

OM-PSG: Un Clasico bien tenu

"Ruddy Buquet a deux situations à gérer dans la surface, une pour Paris, une pour Marseille. J’ai le sentiment qu’il a pris deux fois une bonne décision. Les décisions me paraissent en effet conformes tant sur l’accrochage dans la surface entre Zlatan Ibrahimovic et Jérémy Morel en début de match  (3e), que sur la main de Marquinhos consécutive à une frappe d’André-Pierre Gignac (55e).

Concernant ce deuxième cas, c’est le débat récurrent sur la main intentionnelle ou pas. La loi 12 précise qu’une main pour être sanctionnée doit impliquer un geste délibéré de la part du joueur. C’est à l’arbitre de décider. Il a interprété qu’elle n’était pas volontaire. Le ballon touche la cuisse avant de rebondir sur la main. C’est sa décision, il faut la respecter. Pour le reste, je trouve qu’il a bien tenu le match, il faut dire aussi que les esprits n’étaient pas belliqueux. C’est un arbitre calme, serein, qui n’en rajoute pas, qui n’est pas dans le spectacle. Je crois qu’il a marqué des points dans l’optique de l’Euro 2016 où il est en concurrence avec Clément Turpin."


OM-PSG: L’expulsion d’Ayew

"Il y a eu une grande confusion, tout le monde a cru que c’était Gignac qui se faisait expulser. Ayew avait déjà eu un premier rappel à l’ordre pour un tacle en début de match, puis il prend un carton jaune pour un tacle sur Thiago Silva (53e). Là, au coup de sifflet final, il sort du banc pour aller parler à l’arbitre, tout comme Gignac d’ailleurs. C’est le reflet d’une certaine frustration, mais le coup de sifflet final a été donné, il faut savoir se calmer. Il prend un deuxième jaune donc ce ne sont pas des insultes qui ont été proférées."

Bordeaux-Lens: Le geste inexplicable de M.Kalt

"C’est un geste incroyable, assez incompréhensible de la part de Philippe Kalt. C’est vrai que les joueurs n’ont pas à venir autour de l’arbitre. Moins il y aura de joueurs à venir autour de l’arbitre quand il prend une sanction, mieux ce sera. Mais l’arbitre n’a pas à avoir une réaction comme celle-ci. Je ne suis pas sûr que la Direction technique de l’arbitrage (DTA) apprécie ce geste. C’est à elle de prendre une décision sur une éventuelle sanction. J’ai été surpris par cette réaction, je pense que c’est un mauvais réflexe."


Guingamp-Lyon: L’arbitrage de M. Turpin

"Sur le penalty accordé à Lyon (38e), on a d’abord l’impression qu’Alexandre Lacazette se crochète tout seul. Mais quand on voit le ralenti, le genou du défenseur guingampais (Baissama Sankoh) touche le pied de l’attaquant. La décision semble donc justifiée. Sur le carton rouge de Christophe Kerbrat (45e), ce dernier se jette les deux pieds en avant.  On a l’impression qu’il touche Jordan Ferri. Le tacle n’était pas vraiment maîtrisé, mais le jaune aurait pu suffire."

Source : Sports.fr






lundi, mars 23, 2015

Bruno DERRIEN : C'est à l'arbitre de ramener le ballon au vestiaire...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,

Publié le 23/03/2015 - Vendredi soir au Parc des Princes, le PSG avait profité du match avancé de la 30e journée pour prendre la tête de la Ligue 1 en battant Lorient avec un triplé de Zlatan Ibrahimovic (3-1). Mais, dans un premier temps, le géant suédois n'avait pas pu récupérer le ballon de son coup du chapeau, comme le veut la tradition. Notre chroniqueur Bruno Derrien nous explique ce lundi l'attitude de Tony Chapron, l'arbitre de la rencontre et le trouble-fête de l'attaquant vedette du Paris Saint-Germain.

"Dans l'ensemble, ça s'est bien passé, notamment dimanche soir au Stade de France, où je n'ai rien vu. Match gagné 4-0, les joueurs ont cherché à jouer, l'esprit était bon, pas de situation conflictuelle, l'ambiance était bonne… C'est sûr que ça a facilité la tâche de l'arbitre (Fredy Fautrel, NDLR). Quand les actions sont limpides, quand c'est clair, quand il n'y a pas de situation confuse, de joueur fauché, de sortie de gardien dans les pieds, de but ric-rac validé, pas validé, c'est plus facile à arbitrer. Vous voyez, des fois, il y a des matches où il n'y a pas ce genre d'action à juger et c'est tant mieux.

Pour le PSG, le premier penalty, dès la deuxième minute de jeu, est incontestable et incontesté. Il n'y a pas une aliénation nette de but, sinon ça aurait été carton rouge, mais la nature de la faute - il (Benjamin Lecomte, NDLR) y va vraiment de bon cœur - en elle-même était sanctionnable d'un carton jaune. La sortie, l'impact étaient nettement non maîtrisés. "Ibra" n'est pas blessé, mais quand même, il sort un petit peu pour avoir des soins… Bon voilà, c'est un carton jaune orangé. Le deuxième penalty, il y a un excès d'engagement, cet acte n'est pas maîtrisé. Mais le penalty est à retirer: six joueurs sont dans la surface, dont Cavani à deux mètres…

Il y a une règle, qui n'est probablement pas écrite, mais l'arbitre (ici Tony Chapron, NDLR) doit ramener le ballon dans le vestiaire. Pour autant, le ballon n'appartient pas à l'arbitre. Il le laisse dans le vestiaire, après, le Paris Saint-Germain en fait ce qu'il veut. Avant, on arrivait avec le ballon dans les mains, depuis les vestiaires. Maintenant, il y a tout un protocole qui a été mis en place, le ballon est déposé sur un petit pied et l'arbitre le prend au passage. Au retour, l'arbitre le ramène aux vestiaires, c'est une tradition et ensuite l'équipe en dispose. Moi, je ne partais jamais avec les ballons. J'ai gardé celui de la finale de la Coupe de France, parce que c'était un souvenir, mais sinon, je ramenais le ballon dans le vestiaire, il ne m'appartenait plus. S'il (Zlatan Ibrahimovic, NDLR) l'avait pris sur le terrain, il n'y avait pas non plus péril en la demeure.

Enfin, pour Lyon-Nice, les deux penalties sont tout à fait justifiés."







lundi, mars 09, 2015

Bruno DERRIEN : Panorama de la 28ème journée de LIGUE 1

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,

Publié le 09/03/2015 - Ancien arbitre international, notre chroniqueur Bruno Derrien passe au crible les polémiques liées à l’arbitrage au sortir de la 28e journée de L1. Retours sur TFC-OM, Bastia-Nice, Reims-Nantes et Montpellier-OL.

Toulouse-OM (1-6)

L’avertissement à Mandanda
C’est un carton qu’il vaut mieux mettre en début de match qu’à la 85e minute, où ça ne sert plus à rien. L’arbitre lui a envoyé un signal d’entrée pour qu’il joue plus vite tout au long de la partie. Ensuite quand il sort le rouge, ce n’est pas pour le punir mais pour lui faire peur. C’est une arme, une forme de pression. C’est vrai que c’est une initiative rare mais c’est dissuasif. Bien sûr, il aurait pu se contenter d’aller lui parler, sans sortir ce carton rouge de sa poche mais parfois, parler aux joueurs ne suffit pas, ils ne comprennent pas. Montrer la couleur dans ces cas-là, ça fait gagner du temps. Surtout quand vous êtes M. Chapron et que vous êtes un arbitre un peu craint.

Les hors-jeux d’Ayew
Sur le but d’Aloé, c’est vrai qu’il se trouve devant le gardien adverse. Si l’arbitre ne l’a pas signalé hors-jeu, c’est qu’il a jugé qu’Ayew ne se déplaçait pas vers le ballon et ne gênait pas la vision du gardien. Et sur son propre but, ce n’est pas flagrant puisqu’on peut estimer que le ballon est dévié involontairement ou qu’il s’agit d’une passe mal assurée. Dans ce cas précis, le hors-jeu est soumis à l’interprétation de l’arbitre.

Bastia-Nice (2-1)

Les interruptions de match
J’ai trouvé M. Fautrel très bien, très calme, ce qu’il fallait dans un tel contexte. Après le scénario du match aller (pelouse envahie…), on pouvait craindre une rencontre tendue, c’est pour cela qu’un arbitre d’expérience a été désigné. En arrêtant le match, il a fait en sorte que la pression redescende, sans débordement. Il a fait preuve de responsabilité.

Les cartons rouges
Ils sont tout à fait justifiés. Le geste de Puel n’est pas du tout maitrisé. Quant au deuxième, asséné à Diawara, c’est sur un coup de coude. L’arbitre a pris la décision qui s’imposait, avec force. Il a tenu son match dans un contexte chaud !

Le SCB en sursis
Je ne peux pas porter de jugement à ce niveau, cela relève de la commission de discipline et de l’autorité du délégué plus que de l’arbitre. M. Fautrel va relater les faits via son rapport. La commission tranchera.

Reims-Nantes (3-1)

Le carton rouge à Alhadhur
Il y a de l’engagement dans le geste, c’est un fait. Il faut bien comprendre encore une fois que les arbitres prennent leur décision en live, pas au ralenti. Et à vitesse réelle, le geste du défenseur nantais n’est pas maitrisé et semble dangereux, même s’il s’agit d’une maladresse.

Les buts refusés au FCN
C’est difficile à arbitrer. Sur le premier, le hors-jeu n’est pas évident et sur le second, la faute est dure à trouver… En tout cas je n’ai pas vu grand-chose, ou alors c’est mal filmé !

Montpellier-OL (1-5)

Le penalty accordé au MHSC
Tout le monde l’a vu, le tacle d’Umtiti est tout à fait régulier. Il prend un jaune, en plus, peut-être que M. Delerue va se raviser en revoyant les images. C’est arrivé plus tôt cette saison avec M. Desiage, après Caen-Lille et l’expulsion injustifiée d’Appiah sur une action similaire.

Le tacle de Jallet sur Congré
C’est un tacle qui ne méritait pas un carton jaune mais un rouge direct. Ce n’est pas la bonne couleur. La commission de visionnage va sans doute s’emparer du dossier mais l’arbitre n’a pas bien apprécié la nature de la faute.

Source : SPORTS.FR

lundi, mars 02, 2015

Bruno DERRIEN : Des fautes à répétition, Un pénalty à retirer, et j'aime bien JAFFREDO...

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,

Publié le 02/03/2015 -  Nantes a surpris Guingamp (1-0) dimanche après-midi au stade de La Beaujoire, en match décalé de la 27e journée du championnat de France. Un match "tendu", d'après notre chroniqueur Bruno Derrien, pour qui "tout est parti de Veretout et Giresse". Explications.

"Calme plat. Dans l'ensemble, il n'y a pas eu de souci particulier ce week-end. Si, le derby breton Nantes-Guingamp a été un peu tendu…

Six jaunes en première période, ça faisait beaucoup. Dans ce match, il y a eu deux moments-clés: la première faute de Veretout, sanctionnée techniquement par l'arbitre (M. Delerue, NDLR) mais pas administrativement ; et derrière, ça énerve les Guingampais, Giresse fait strictement la même faute dans la foulée. Et là, comme il n'a pas mis le premier carton, il ne met pas le deuxième. Ça envenime le climat sur le terrain. Alors il a fait le pari de ne pas mettre de carton… Il y a deux écoles: soit vous ne mettez pas de carton, vous parlementez avec les joueurs et vous pouvez espérer que ça se calme ; soit, au contraire, pour asseoir votre autorité, vous mettez un carton tout de suite pour calmer les choses.

"Le penalty de Batshuayi est à retirer"

Il a pris la première solution, le ton a continué à monter, les échauffourées se sont multipliées. En première période, il y a eu des fautes à répétition. La deuxième a été plus limpide, moins tendue. Mais la première a vraiment été très, très compliquée, avec un pied sur la tête d'un joueur, des charges… Les fautes nantaises étaient réelles. Il y a eu deux vilains gestes. Tout est parti de Veretout et Giresse, et derrière: le ton est monté, ça montait, ça montait, ça montait… Je me suis dit: "Ça ne finira pas à onze contre onze". Je ne me suis pas trompé (Vizcarrondo a été expulsé en fin de match, NDLR).

À Marseille, le penalty de Batshuayi est à retirer, c'est la même situation que lors de Lyon-PSG. En parlant de l'OL, R.A.S. à Lille. J'aime bien le discret Jaffredo, c'est un arbitre qu'on ne voit pas, qui passe inaperçu. À Montpellier, Buquet siffle un penalty logique. Après, le ton est un peu monté, mais il avait arbitré un match jeudi en Ligue Europa, il était encore sur la brèche… J'aime bien aussi cet arbitre, c'est quelqu'un qui n'en rajoute pas. Enfin, à Monaco, il ne s'est rien passé."

Source : SPORTS.fr

Note de la Rédaction : Pas d'accord avec Bruno DERRIEN sur le Pénalty de Marseille (Voir notre article de ce matin) qui n'est pas, pour nous à retirer en fonction des éclaircissements donnés par Pascal GARIBIAN après OL/PSG (L'acceptable et le non-acceptable)... pour le reste sans commentaire.







lundi, février 23, 2015

BRUNO DERRIEN - "c'est assez viril et l'arbitre pouvait siffler"... ou pas !!

Par Eric WIROTIUS-BELLEC archivé dans , , , , ,


Publié le 23/02/2015 - C'est difficilement contestable: il y avait faute de Théophile-Catherine sur Alessandrini, sur l'action du deuxième but de Saint-Etienne face à Marseille dans le temps additionnel. Notre consultant Bruno Derrien ne peut que le confirmer.

"Romain Alessandrini est allé contester la validité du deuxième but auprès de M. Turpin. Kévin Théophile-Catherine le charge complètement en arrivant dans le dos, c'est assez viril et l'arbitre pouvait siffler. Après, on dit qu’il faut signaler moins de contacts, laisser plus jouer… Il était peut-être dans cette philosophie-là. Il pouvait siffler, un autre vous dira non… Il n’y a rien sur la tête d’Erding, mais il y a cette faute au préalable. Sans ça, M. Turpin a beaucoup parlé aux joueurs et a eu le contrôle du match dans l’ensemble, c’était maîtrisé.

Il y a aussi une tête stéphanoise qui passe juste à côté en première période, au préalable il y a une poussette dans le dos sur Gignac. C’est pour ça qu’il y a une petite altercation ensuite. Sinon, le penalty est logique, Jérémy Morel se met devant. Personne n’entre dans la surface, il n’y a que des défenseurs et comme le but est marqué, on applique l’avantage et c’est validé. C’est lui avait fait retirer le penalty d’Ibra à Lyon. Et là, il a fait le tour pour prévenir tout le monde. Les deux buts de l’OM ne souffrent d’aucune contestation, il n’y a pas hors-jeu sur le deuxième et c’est très bien jugé.

L'arbitre a attendu plusieurs minutes, c'est trop long

 
A Rennes, sur le penalty pour Bordeaux, M. Lesage s’est planté. Les deux pieds sont en l’air, mais le Rennais ne touche pas le Bordelais. Pour le reste, M. Chapron a extrêmement bien géré la situation lors de Caen-Lens, avec calme. Il a communiqué avec les acteurs avant la reprise, sa maîtrise du match était parfaite. Il a eu raison d’arrêter un quart d’heure avant de revenir, pour que les supporters retrouvent leur calme. Il a marqué le coup, les joueurs sont rentrés au vestiaire et il y a eu une prise de conscience des supporters. Tout ça se décide en discutant avec les forces de l’ordre.

On a eu raison de reporter Evian-Lorient aussi vite. Plus on reporte en amont, plus ça évite les déplacements inutiles de joueurs et de supporters. Le délégué peut prendre la décision dès l’après-midi, de même que l’arbitre dès qu’il arrive au stade à 18h30. Ça peut aussi se faire entre midi et 14 heures, si l’arbitre fait une visite à ce moment-là. Parfois, c’est aussi en amont, la veille du match en fonction des conditions et des prévisions météo. Si les routes d’accès au stade sont enneigées, verglacées, et qu’on considère qu’il n’y aura aucune amélioration...

Sur le carton rouge d’Abdennour, il ne faut pas attendre qu’un joueur soit blessé avant d’exclure le fautif. Si l’action en elle-même est brutale, il y a rouge. Ça veut-il dire qu’on ne sortirait pas de rouge si l’adversaire n’est pas blessé ? L’arbitre a attendu plusieurs minutes, c’est trop long. On ne voit ça qu’en France. Des joueurs pourraient mimer des blessures et revenir après… Il faut faire attention. En revanche, si l’arbitre met un jaune puis se rend compte que le joueur est gravement blessé, en France on peut transformer ça en expulsion tant que le jeu n’a pas repris. C’est différent."

Source : SPORTS.fr

NOTE DE LA RÉDACTION : Nous ne sommes pas du même avis que Monsieur DERRIEN sur l'action amenant l'égalisation Stéphanoise. Tout d'abord, c'est vrai que le football est un sport de contacts, lesquels sont bien cadrés par les Lois du Jeu. Deuxièmement, il dit "c'est assez viril et l'arbitre pouvait siffler", cela signifie qu'il pouvait aussi ne pas le faire et qu'ayant LUI la maîtrise du match et en fonction de son degré d'acceptation, Clément TURPIN a choisit de na pas siffler, en considérant que cette action ne mettait pas en danger l'intégrité physique de l'adversaire, et que cette charge était bien virile, mais acceptable. S'il avait siffler cette soit-disant faute, c'était les stéphanois qui aurait râlé... qu'aurait dit alors la critique ?