mardi, août 01, 2017

FFF - Olivier HUSSET : Une belle carrière d'arbitre assumée dans la discrétion....

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Publié le 01/08/2017 - L’arbitre tourangeau qui officiait en Ligue 2, puis en National a rangé son sifflet à 44 ans. Retour sur une belle carrière assumée dans la discrétion.


On ne serait pas surpris que certains découvrent aujourd'hui qu'Olivier Husset était tourangeau et a arbitré à un haut niveau. Les spécialistes du football le savent ; les autres, moins sûr. Le quadragénaire avoue d'ailleurs qu'il ne s'est jamais mis en avant, une question de tempérament. « Peut-être aurais-je dû me faire davantage violence par moments. Cela a peut-être nui à ma carrière, qui sait ? »

Il réfléchit longuement, car Olivier est un cérébral qui ne parle pas pour ne rien dire, un passionné qui garderait raison, c'est pour ça qu'on l'apprécie.


L'ambiance de Bollaert


C'est un gamin de 15 ans qui a mis le pied à l'étrier et le sifflet au cou dans le Berry. « C'est Pascal Trottignon qui m'a conseillé. J'étais un supporter du FC Bourges et du FC Tours. Je suis devenu arbitre par curiosité et cela a basculé dans la passion. Je lisais tous les articles, les vôtres aussi. » (NDLR : merci, mais ça ne nous rajeunit pas, jeune homme).

Il a gravi les échelons, devenant jeune arbitre de la fédération, puis atterrissant un jour en Ligue 2.



Olivier a la reconnaissance du ventre, notamment à l'égard de Marcel Bacou et de Marcel Lainé, les plus célèbres arbitres tourangeaux avec Marcel Bois qu'il n'a pas connu. Tous de bons conseils. Indispensable, parce qu'il faut avoir le moral sacrément accroché à son cerveau, ses yeux, ses jambes et ses chaussettes pour siffler au plus haut niveau. « Il y a beaucoup plus de positif que de négatif, cependant. Mais il y a une grosse pression que je comparerais à celle du gardien de but. La moindre erreur est payée cash. Et quand tu la commets, il faut rester absolument dans ton match pour que cela ne vire pas au cauchemar. »

Il a vite été vacciné avec son premier match à Bollaert pour Lens - Dijon. « Je retiens le stade, l'ambiance. Cela donne la chair de poule, mais il faut savoir s'isoler. Il y a eu une situation très chaude à un moment. J'ai pris ma décision de ne pas donner de carton rouge. Franchement, je n'avais rien vu, mon arbitre assistant non plus. Dans le doute, abstiens-toi… Mais tu doutes, tu bluffes en te montrant zen. Mais à la fin, j'ai été sacrément rassuré quand les images de la télévision m'ont donné raison. »

Sous un aspect un peu raide (en tant qu'arbitre), Olivier a toujours caché une nature sensible… et finalement très humaine. « Quand on est arbitre, on doit être impassible, mais quand j'étais 4e arbitre en Ligue, sur le bord de touche, j'ai toujours vibré intérieurement au Parc avec une pelouse qui était une moquette, à Geoffroy-Guichard et son kop et au stade Vélodrome quand ça grondait. »

La perfection n'existe pas....

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