jeudi, avril 06, 2017

FFF - Amaury DELERUE : De gardien de but en U15... à arbitre International FIFA....

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Publié le 06/04/2017 - Ancien gardien de but, Amaury Delerue, aujourd’hui installé dans les Landes, raconte comment il a troqué les gants contre le sifflet.

Il a pris le temps de s’épancher, entre deux déplacements : en Bretagne, à Guingamp, pour de la Ligue 1?; en Corse, à Bastia, pour de la Coupe de France. Né à Luzy il y a trente-neuf ans, Amaury Delerue, est l’un des dix meilleurs arbitres français.

Le Parc des Princes (Paris) et le stade Santiago-Bernabéu (Madrid), où il a déjà officié, ont remplacé les terrains de jeu de sa petite enfance, marquée par « des balades au lac des Settons, des cueillettes de myrtilles sur le Haut-Folin ».

Une campagne en faveur de l’arbitrage l’a longtemps martelé : vous n’avez pas le même maillot, mais vous avez la même passion. Un petit garçon entouré de copains, ça finit souvent avec un ballon. J’ai signé ma première licence dans les Landes, à 8 ans. J’ai joué gardien de but, en 15 ans Nationaux (le meilleur niveau de la catégorie d’âge). Ensuite, je me suis blessé à un coude, à 17 ans. Après l’opération, les chirurgiens m’ont conseillé d’arrêter d’enfiler les gants. J’ai continué sur le champ, ça m’a moyennement plu.

Pour rester sur le terrain, il ne vous restait que l’arbitrage... Mon club cherchait à former des arbitres. J’ai postulé. C’est comme ça que tout a commencé.

Était-ce une manière de prolonger un rêve, celui de devenir footballeur professionnel?? Je me suis rapidement rendu compte, en progressant dans l’arbitrage, que je pourrais atteindre un niveau impossible à atteindre en tant que joueur. Mais je ne voulais pas faire footballur professionnel. Ma blessure n’a pas brisé une carrière.

Votre petite expérience de joueur est devenue un atout. Avoir joué au foot aide dans la lecture des actions, la gestion des sensibilités, l’appréciation des fautes… Tous les arbitres connaissent le règlement. Mais pour se démarquer des autres, il faut savoir arbitrer dans l’esprit.

N’était-ce pas difficile, à 17 ans, de devoir diriger joueurs et entraîneurs qui avaient l’âge d’être votre père?? Pour arbitrer, il faut une certaine autorité naturelle. Porter le sifflet m’a permis d’entrer pleinement dans ma vie d’adulte. En ce sens, l’arbitrage est une belle école de la vie.


Une école de la patience, aussi... Il m’a fallu attendre douze ans de pratique pour arriver en National. Avant la Ligue 1, à 35 ans, en 2012. Aujourd’hui, il existe des passerelles entre le milieu amateur et fédéral, puis fédéral et professionnel, qui accélèrent les choses.

Plonger dans l’élite du football français, quand on est fan de sport, c’est… Kiffant. On est des passionnés, on vibre quand on pénètre dans des enceintes magnifiques. Comment oublier mon premier match à Marseille dans un Vélodrome tout juste rénové??....

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